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Colloque “Les révolutions comme discontinuités. Subjectivités, changements politiques et émancipations”, Institut d’études avancées de Paris, 4 mai 2016

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HiSoPo vous informe de l’organisation du colloque “Les révolutions comme discontinuités. Subjectivités, changements politiques et émancipations”. Ce colloque international organisé par Federico Tarragoni (Université Paris Diderot), avec le soutien de l’IEA de Paris, de l’Université Sorbonne Paris Cité et de l’Institut des Humanités de Paris, aura lieu le 4 mai 2016 à l’Institut d’études avancées de Paris, Hôtel de Lauzun, 17 quai d’Anjou, 75004 Paris.


PRÉSENTATION

Les révolutions sont des phénomènes historiques tout à fait singuliers. Loin de pouvoir être abordées comme le simple produit d’un ensemble de causalités linéaires, elles mettent en jeu des possibilités, qui s’apparentent à autant de bifurcations, de discontinuités, de « possibles latéraux » dans le développement des sociétés. Or, hormis quelques exceptions notables, les sciences sociales ont peu relevé les défis radicaux que suppose la prise en compte de ce « régime de discontinuité ».

Le premier défi relève, à proprement parler, de l’historicité, c’est à dire des représentations du temps que les sciences sociales prennent, souvent de manière implicite, à leur compte dans l’explication des phénomènes sociaux. Il s’agit, ni plus ni moins, de se doter d’une réflexivité sur les représentation du temps qui président à l’explication, face à des phénomènes qui défient toute linéarité et, surtout, toute possibilité d’imputation du présent au passé, de l’état révolutionnaire à un ensemble objectivable d’état préalables.

Le deuxième défi relève de l’articulation entre l’échelle structurale et l’échelle subjective. Trop souvent les analyses en sciences sociales et politiques ont fait des révolutions du passé et du présent des « bouleversements des structures socio-politiques », d’où sont étrangement absentes les transformations subjectives des acteurs. Or, considérer les révolutions comme des « discontinuités » suppose de repenser l’articulation entre structures et subjectivités, entre évolutions macro et micro, dans un contexte où les repères de la réalité ne vont plus de soi pour les acteurs. Le troisième enjeu, le plus délicat, tient à la prise en compte des significations politiques qui constituent le soubassement et la trame de toute révolution.

Repenser l’articulation entre « structures » et « subjectivités » suppose de prendre en compte, en introduisant de nouveaux outils conceptuels, les changements de sens que les révolutions produisent dans leurs contextes socio-historiques d’apparition.


PROGRAMME

9h ACCUEIL

9h15 Mots de présentation du porte-parole de l’IEA

9h30 INTRODUCTION: Federico Tarragoni (Maître de conférences en sociologie, Université Paris Diderot)

10h SESSION: « Les révolutions du passé : l’histoire déplacée »

Modérateur: Ch. Walton (Directeur du Centre d’Études sur le XVIIIe siècle à l’Université de Warwick, résident de l’IEA de Paris)

K. M. Baker (Professeur d’histoire moderne de l’Europe, Stanford University, résident de l’IEA de Paris) : « Revolutionizing Revolution »

H. Burstin (Professeur d’histoire moderne, Università degli studi di Milano-Bicocca) : « Réflexions autour du cas de la Révolution Française »

J. Guilhaumou (Directeur de recherche émérite en Sciences du langage, TRIANGLE-CNRS) : « L’historicité des langages de la Révolution française : réflexivité, subjectivité et discontinuité »

P. Serna (Professeur d’histoire de la Révolution française, IHRF/IHMC-Université Paris 1) : « “L’hommanimal” des lumières à la catastrophe racialiste : continuités et ruptures »

11h30 PAUSE CAFÉ

13h15 PAUSE DÉJEUNER

14h30 SESSION: « Les révolutions entre passé et présent : perspectives interdisciplinaires »

Modérateur: B. Gobille (Maître de conférences en sciences politiques, ENS-LSH de Lyon)

É. Tassin (Professeur de philosophie politique, LCSP-Université Paris Diderot) : « Comment continuer une interruption ? La triple aporie de la révolution »

S. Wahnich (Directrice de recherche en histoire, TRAM/IIAC-CNRS) : « Les transformations de l’intuition sensible comme expériences de la discontinuité révolutionnaire, 1789-1794, France »

M. Dobry (Professeur de science politique, Université Paris 1) : « Penser les phénomènes révolutionnaires : pourquoi l’hypothèse de continuité ? »

F. Benslama (Professeur d’Études psychanalytiques, CRPMS-Université Paris Diderot) : « Transformations subjectives de la révolution tunisienne »

16h PAUSE CAFÉ

17h45 DÉBAT ET CONCLUSIONS GÉNÉRALES

18h30 COCKTAIL


Pour plus d’informations et si vous souhaitez vous inscrire à l’événement, rendez-vous sur la page dédiée au colloque sur le site de l’IEA.

AAC: The Left and Nationalism in Europe, Paris, CEVIPOF, 9-11 juin 2016

HiSoPo vous informe de l’organisation du colloque intitulé “The Left and Nationalism in Europe” qui aura lieu les 9, 10, et 11 juin 2016 au CEVIPOF.  Ce colloque est co-organisé par le CEVIPOF (Sciences Po), le Laboratoire Interdisciplinaire de l’École polytechnique (LinX-Ecole Polytechnique) et la Fondation Jean Jaurès. La date limite de l’appel à communication est le 8 avril 2016.

Présentation

L’objet de ce colloque est de réfléchir aux manières dont les gauches social-démocrates ou radicales européennes se sont emparées de la question nationale à la période contemporaine. Alors que la mort lente des nations était annoncée par l’extension de la mondialisation, les nations et les nationalismes font l’objet depuis une décennie d’un intérêt renouvelé dans la communauté scientifique et d’un investissement fort de la part des élites politiques, des médias et des citoyens. Les partis de gauche, longtemps réticents à user de la rhétorique nationale, effectuent un certain nombre d’usages politiques de la nation sous l’impact d’une résurgence du thème de l’identité. Ces usages demeurent encore mal connus et largement sous-estimés.

Il s’agit donc de proposer un état de la question sur l’évolution des gauches dans leur rapport à la question nationale, autant que de proposer de nouvelles pistes de recherche et d’analyse, au regard des contributions historiques ou récentes de la science politique internationale et dans une démarche interdisciplinaire mêlant approches théoriques et empiriques en histoire, science politique, sociologie, ou philosophie politique.

Comité organisateur

– Vincent Martigny (Ecole Polytechnique/Sciences Po-CEVIPOF): vincent.martigny@polytechnique.edu

– Gil Delannoi (Sciences Po-CEVIPOF): gil.delannoi@sciencespo.fr

– Daphne Halikiopoulou (University of Reading): d.halikiopoulou@reading.ac.uk

Appel à communications et deadline

Vous trouverez l’appel à communications ci-joint (CFP – The Left and Nationalism in Europe-2016), ainsi que sur la page dédiée de la conférence sur le site du CEVIPOF. La date limite pour envoyer une proposition de communication est fixée au 8 avril, à l’adresse suivante : ln.parisconference@sciencespo.fr ainsi qu’à David Copello, assistant coordinateur de la conférence : david.copello@sciencespo.fr

Conference “Michel Foucault and Neoliberalism”, AUP Center for Critical Democracy, March 25-26.

HiSoPo vous informe de l’organisation par le Center for Critical Democracy Studies de l’Université américaine de Paris d’une conférence sur Michel Foucault et le néolibéralisme les 25-26 mars. L’événement aura lieu au 6 rue du Colonel Combes, 75007, Paris, Salle C-104. Pour pouvoir y participer, il faut s’enregistrer à l’adresse suivante: criticaldemocracy@aup.edu. Vous en trouverez le programme ci-dessous.

The Center for Critical Democracy Studies at the 

American University of Paris presents

Michel Foucault and Neoliberalism 

Organized by

Stephen Sawyer and Daniel Steinmetz-Jenkins

March 25th, 9h-18h30 & March 26th, 10h-13h

6 rue du Colonel Combes Paris 75007 Room C-104

Friday, March 25

9h-9h15: Introductory Remarks Stephen Sawyer

9h15-10h30: Contextualizing Foucault

-Daniel Steinmetz-Jenkins, Foucault and the Neo-liberalism Debate: On the Limitations of a Contextualist Approach
-Claudia Castiglioni, Foucault, Neoliberalism, and the Iranian revolution: an unconventional thinker confronted with an unconventional revolution

10h30-10h45: Short Coffee Break

10h45-12h: Foucault and Politics

-Duncan Kelly, Michel Foucault as Historian of Political Thought
-Aner Barzilay, A rereading of Foucault’s Lectures on the Birth of Biopolitics in light of his early reading of Marx 12h-1h30: Lunch

13h30-15h15: Foucault and the State

-Luca Paltrinieri, Beyond Foucault and neoliberalism: firms, self-employment, self-entrepreneurship today

-Luca Provenzano, Of state-phobia and conceptual inflationism: Foucault and the aporias of anti-Statism

15h15-15h30: Short Coffee Break

15h30-16h45: Was Foucault a Neo-Liberal?

-Micheal Behrent, Neoliberalism: The Highest Stage of Anti-Humanism?…
-Serge Audier, Foucault est-il un bon guide pour comprendre, critiquer et combattre le néolibéralisme

17h-18h15: Thinking Foucault and Neoliberalism after the University of Chicago Lectures

-Bernard Harcourt, Foucault’s Critiques of Neoliberalism
-François Ewald, Vérité du néolibéralisme

Saturday, March 26

10h-12h: Governmentality

-Judith Revel, Qu’est-ce que gouverner aujourd’hui? Du gouvernement des vivants au gouvernement des conduites, et retour
-Danilo Scholz, Michel Foucault and François Châtelet: Governmentality and État savant
-Colin Gordon, The political project of Foucault’s governmentality lectures

12h-13h: Closing remarks

Stephen Sawyer and Bernard Harcourt

AAC: The Political Rhetoric of Isms, University of Helsinky, 14-15 juin 2016.

HiSoPo vous informe de la publicisation de cet appel à communication pour un séminaire d’histoire conceptuelle comparée sur les “ismes” qui peut intéresser certain-e-s.

 

CFP: The Political Rhetoric of Isms

University of Helsinki, June 14–15, 2016
Convenors: Helge Jordheim (Oslo), Jussi Kurunmäki (Stockholm),
and Jani Marjanen (Helsinki)

Organized by the project The Political Rhetoric of Isms at the University of Helsinki and Concepta: International Research School in Conceptual History and Political Thought

Isms form a great part of our political, cultural, and scholarly language. It would be quite difficult to conduct a serious conversation on literature, music, religion, or sciences without isms like “romanticism,” “classicism,” “neorealism,” “constructivism,” “Freudianism,” or “Platonism.” And it would be hard to imagine any news broadcasting on politics without words such as “liberalism,” “conservatism,” “communism,” “feminism, or “multiculturalism.” It is perhaps illustrative that the Oxford English Dictionary provides entries for 2,932 words that end in an ism. Furthermore, the ism suffix has spread to nearly all languages either as a direct adaptation, or as a sign that roughly corresponds to the idea of an ism. In short: the use of ism is an irreplaceable feature of political and social language globally.

In debate, isms tend to be used to reduce a complex figure of thought into one word. By doing this, isms have often been a way of forging a long tradition of thought (e.g. Aristotelianism), pointing toward a future state of things (e.g. socialism), including or excluding strands of thought (e.g. true or false liberalism), delineating a set of unwanted practices (e.g. racism), or labeling an intellectual or political movement (e.g. feminism).   In many cases, isms have been a way of setting the agenda for debate, making them unavoidable for anyone who wants to be heard in public life.

This Concepta Research Seminar is interested in studying the conceptual history of isms from a comparative perspective. It assumes that different ism concepts are related, and that the rhetorical potential and temporal properties of the ism concepts have changed over time. While some concepts are obviously more closely linked (e.g. socialism and communism) than others (e.g. anachronism and multiculturalism), we still presume that not only the main word in an ism (e.g. terror in terrorism), but also the suffix itself is contested and used for various rhetorical purposes. Isms are often seen as typical movement concepts of the modern era, but their use goes much further back in history. There are crucial shifts in the history of individual isms as well as the use of the suffix itself that merit closer scrutiny.

By bringing together scholars working on the conceptual history of ism concepts, we seek to explore how isms have been used in a variety of discourses, languages, and periods of time. We encourage scholars in all stages of their careers to submit paper proposals with a tentative title and an abstract of no more than 500 words to jani.marjanen@helsinki.fi and jussi.kurunmaki@sh.se by April 5.

All papers should include analysis of historical examples of ism concepts in use. We prioritize papers that focus on the contextual reading of sources and show that the author is familiar with conceptual history and/or contextualist intellectual history. In your proposal, please also state if you need a travel stipend to come to Helsinki.

http://www.historyofconcepts.org/node/17491
http://www.concepta-net.org/

AAC “Key Concepts in Times of Crisis”, 19th International Conference on Conceptual History, Danemark, Aarhus University, 14-16 septembre 2016

HiSoPo relaie cet appel à communications pour la 19 conférence internationale sur l’Histoire conceptuelle qui ne manquera pas d’intéresser certains d’entre nous.

CALL FOR PAPERS

The 19th International Conference on Conceptual History will be held at Aarhus University, Denmark September 14-16, 2016

 

Key Concepts in Times of Crisis

The general theme and title of the conference will be “key concepts in times of crisis”. The study of historical change through the formation of key concepts is at the core of conceptual history. Concepts can acquire the status as central within the political and social vocabulary through long historical processes. The modern concept of democracy emerged with the French revolution of 1789 and became central to ideologies and political languages in the latter part of the 19th century. The concept of crisis took shape in the 18th century and became central to the understanding of politics and economy in the 19th century. The study of changes through the emergence of key concepts is underpinned by a sophisticated theory of historical time and temporality. On one hand, concepts are layered in time. They carry with them older meanings that can be activated in the present. This explains why the present can be viewed as a noncontemporaneity of the contemporaneous. On the other hand, humans always act in accordance with a horizon of expectation. Conceptual history investigates how the possible futures orientating human action are conceptualized. The increasing uncertainty that characterizes modern societies has led to flow of temporal concepts which tries to conceptually master the future. The emergence of modern societies was followed by a range of concepts that were meant to conceptualize future directions such as progress, civilization, history in the singular, and revolution. While these concepts carried with them counter-concepts (decline, decay, and fall) that could indicate the possible risks societies would run into on their way to the future.  The grand narratives formed by the political ideologies of the 19th and 20th century were to a large degree capable of mastering the political imaginations. This is hardly the case anymore. Changes in the mechanisms of politics, new technologies and the ever-increasing globalization of human life have certainly changed the horizons of expectations and made the future more open and more risky. The conference will engage with the ways in which this more radical openness is mirrored in political concepts of time.

Even if concepts develop over time and change gradually we can also notice that in more turbulent periods characterized by increasing societal challenges contestation of existing concepts increases, which is often followed by a growing conceptual innovation. When more people move across the world due to catastrophes, poverty or instability, concepts of social cohesion are challenged and new ones appear as for instance the concept of the multicultural society or old ones such as the nation are revitalised. When climate change becomes more pressing in international political debates sustainability turns into a political key concept. When warfare changes with non-state combatants acting in new ways, terrorism becomes a key concept in international politics. At the 2016 conference we will study how new key concepts are coined and transmitted globally in situations where existing frameworks are severely challenged.

The organizers welcome proposals for panels or papers that look at conceptual change in situations of growing risks, crisis or even catastrophe and focus on the semantic and social changes which lead to conceptual innovation. Proposals could address different forms of crises such as for instance

  • The political crisis caused by feelings of deficit, instability or injustice
  •  The economic and financial crises leading to the erosion of social cohesion
  • The crisis of insecurity linked to the lack of international order
  • The crisis of identity within multicultural societies
  • The crisis of survival related to climate change.

We also invite proposals that discuss the history of temporal concepts and more broadly the understanding of temporality within conceptual history

Proposals for individual papers should be no longer than 400 words, and proposals for panels should not exceed 800 words. Short CVs of the speakers should be added (name, institutional affiliations, major publications – not more than five). Panels at the conference will last two hours. There should be no more than four paper givers (or three paper givers and a commentator) per panel.

Please send your proposals to conceptualhistory@cas.au.dk.

The deadline for sending in proposals is the 31st May 2016

Authors will be notified of paper acceptance or non-acceptance at latest the 15th of June.

Journée d’études “Au nom de l’intérêt général”, ENS de Lyon, Lyon, 24 mars 2016

HiSoPo vous informe de l’organisation d’une journée d’étude intitulée “Au nom de l’intérêt général” organisée par Martine Kaluszynski et Chloé Gaboriaux et qui se tiendra à l’ENS de Lyon (site Buisson) le 24 mars prochain.

Texte de présentation

Pourquoi s’engage-t-on ? Pour répondre à cette question désormais classique, les acteurs sont aussi souvent portés à invoquer l’intérêt général que les chercheurs en sciences sociales à déconstruire une telle prétention, qui obscurcit plus qu’elle n’éclaire les véritables ressorts de l’action politique. Pourtant, si l’on considère l’intérêt général non plus comme un ensemble de finalités définies a priori, mais comme un mode de légitimation revendiqué par des individus ou des groupes, la notion peut constituer une entrée stimulante pour mieux comprendre certains modes de politisation et de participation, qui se déploient ou plutôt prétendent se déployer en marge des clivages politiques traditionnels comme à distance des rapports de force entre groupes d’intérêts.

Tel est l’objectif de cette journée d’étude : partir d’une analyse des justifications de ces acteurs qui affirment s’engager au nom de l’intérêt général pour étudier le rapport au politique qu’elles sous-tendent comme les effets qu’elles produisent sur le champ politique. Il s’agit en effet de penser une action que nous pouvons définir comme politique – parce que collective et visant explicitement la transformation de la société – mais qui se déploie en dehors des mandats et des motivations explicitement politiques sans pour autant rejeter la collaboration avec les institutions étatiques (ce qui la distingue également des projets et expériences autogestionnaires).

A cet égard, le questionnement portera sur des parcours individuels – des réformateurs de la fin du XIXe siècle aux carrières militantes contemporaines – comme sur les stratégies des groupes, y compris ceux qui, par définition, défendent des intérêts particuliers (syndicats, organisations patronales, lobbies, etc.) : pourquoi adoptent-ils à un moment donné le langage de l’intérêt général ? Dans quelle perspective ? Et avec quelles implications pour leur engagement comme pour les luttes dans lesquelles ils sont engagés ?

On s’interrogera notamment sur le sens de cet engagement au nom de l’intérêt général et sur son rapport à la politique traditionnelle : en quoi est-il politique, de quelle manière, sous quelles conditions ? Comment se dit-il, se justifie-t-il et dès lors quel type de « politique » est alors mis en œuvre ? Qu’est-ce que cette « politique apolitique » de l’intérêt général ? Ces registres d’action ne sont-ils pas à voir comme un moment d’apprentissage de la culture politique et de l’action politique, au-delà des mandats et de la nature des régimes politiques ?

De même, le rapport à l’État constituera une piste intéressante, en particulier dans les sociétés où l’État tend à s’arroger le monopole de la définition de l’intérêt général : y a-t-il ici volonté de contestation, de complémentarité, de substitution voire d’opportunité par rapport à l’État et ses modes d’organisation politique ? Quels sont les enjeux de ces luttes de définition pour dire l’intérêt général en lien ou en concurrence avec l’État ?

Pour plus de détails, vous trouverez ci-joint le programme de la journée (ProgrammeJE240316-1).

AAC: Colloque « Qu’est-ce qu’une école de pensée ? », Université de Bourgogne, Automne 2016

HiSoPo vous informe de l’appel à communications pour le colloque “Qu’est-ce qu’une école de pensée” organisée par le Centre Georges Chevrier (UMR 7366) et sous la direction de Jean-Christophe Marcel, Professeur de sociologie à l’Université de Bourgogne. Vous trouverez ci-joint le texte de l’appel (AC_Colloque_Ecole_de_pensee). La deadline est fixée au 20 janvier 2016.

JE “Relire Foucault de la Pléiade”, Paris, EHESS, 6 janvier 2016

HiSoPo vous informe de l’organisation d’une journée d’étude intitulée “Relire Foucault de la Pléiade” qui se tiendra mercredi 6 janvier 2016 à l’EHESS sous la direction de Bernard E. Harcourt, Directeur d’études à l’EHESS.

Journée d’études

 « RELIRE LE FOUCAULT DE LA PLÉIADE »

6 janvier 2016

École des Hautes études en sciences sociales

amphithéâtre François-Furet

105 bd Raspail 75006 Paris


En novembre 2015, Michel Foucault fait son entrée à la Pléiade. La question que nous allons nous poser, dans cette journée d’étude, est la suivante : Est-il possible de discerner aujourd’hui une nouvelle lecture de Foucault grâce a cette édition Pléiade, les nouvelles notices, ou l’événement même de son entrée? Est-ce que la publication des cours au Collège de France, l’accès aux nouvelles archives du Fonds Foucault à la BnF, ou d’autres développements récents, nous permettent de repenser les livres, la collection des œuvres publiées dans cette nouvelle édition Pléiade, ou, plus largement, “l’intervention Foucault”? Pourrait-on discerner un nouveau Foucault ?

Intervenants: Frédéric Gros, Arianna Sforzini, Daniele Lorenzini, François Delaporte, Daniel Defert, Jean-Francois Bert, Philippe Chevallier, Martin Rueff, Bernard E. Harcourt et Philippe Sabot.

 

 

AAC: “Materialist Discourse Analysis Methodological entanglements”, interdisciplinary workshop, University of Warwick, July 7-8, 2016

HiSoPo vous informe de l’appel à communications pour un workshop intitulé “Materialist Discourse Analysis Methodological entanglements” qui aura lie u à l’Université de Warwick les 7-8 juillet 2016.

Call for Papers and Contributions

Materialist_Discourse_Analysis
Methodological entanglements

Interdisciplinary workshop and publication project

University of Warwick (UK), July 07-08, 2016

Deadline for applications: January 18, 2016

In this workshop, we seek to explore how a decidedly materialist approach to discourse can be put into practice. Bringing together contributions from a range of disciplines, we will think through the methodological implications materialism has for Discourse Studies, and vice versa.From the beginning, discourse analysis (in the broadest sense of the term, as an approach at the intersections of language, politics, and society) and materialism have been intimately connected. Constituting a relationship of varying intensity and visibility, this entanglement is for example present in Marxist critique of ideology, materialist semiotics, Russian formalism, Critical Theory, Psychoanalysis, or ‘French’ structural Marxism and discourse analysis. This highly diverse field continues to provide different strands of discourse analysis with a complex, in many ways even contradictory notions of materialism, ranging from essentialist/substantialist, over dialectical, to post-representationalist ones. The issue is further complicated by the construction of alleged incompatibilities (for example between ‘materialism’ and ‘post-structuralism’) and a battery of dichotomies (materiality/discourse, discourse/reality, language/materiality, language/reality, etc.), which constitute a prominent focus of theoretical debates. Especially with the emergence of New Materialism, material semiotics, or material culture studies and a renewed interest in the materiality of discursive, social, and political realities, what exactly ‘materialism’ denotes has become the subject of intense debate in the social sciences and humanities again.

Particularly the methodological consequences to be drawn from a decidedly materialist perspective on discourse remain rather opaque, and are rarely explored systematically. Therefore, the workshop will constitute a space to discuss practical implementations of discourse analysis as a materialist method.

We invite proposals that
●    explore this issue against the background of concrete examples from a broad range of subject areas
●    and in relation to a range of different theoretical frameworks, which are animated by a critical and/or interventionist impetus
Contributions could address (but are not limited to) the following aspects:

●    What qualifies a discourse analytical method as materialist?
●    The methodological and epistemological implications materialisms have for discourse analytical methods
●    Analysing the materiality of discourse, and the discourse on materiality
●    Materialist approaches to the study of subjectivation and ideology
●    Materialist methodologies within praxeological and pragmatic approaches to discourse
●    Post-representationalist and -foundationalist methods of discourse analysis
●    Trajectories of materialism in discourse-analytical methods and the historical relation between materialism and discourse analysis
●    De-colonial and non-western methods of materialist discourse analysis
●    Feminist-materialist methodologies and epistemologies
●    Discourse-analytical methods that rework prominent Marxist categories, such as class(,) struggle, production, reproduction, accumulation, or crisis

We look forward to submissions that reflect on the implications of the chosen aspect(s) for their own research and/or political practice. Contributions from researchers or collectives without formal academic affiliation are explicitly welcome. A small quantity of travel grants is available for participants without access to institutional funding. Please mention your requirements alongside your application, we will then get in touch and discuss possibilities.

The goal of the workshop is to work towards an edited volume that takes stock and explores materialist methodologies in the field of Discourse Studies. Papers for publication will be selected on the basis of the participants’ submission and the discussion at the workshop.

Please submit your abstract (of no more than 400 words) and a short bio by January 18, 2016 to

materialistdiscourse@warwick.ac.uk

Papers (of no more than 5000 words) should be submitted 10 days before the workshop. Please note that it is crucial to adhere to this deadline in order to be considered for the publication.

English is recommended but French and German are admitted.

Section Proposal: “Contested Concepts and their Trajectories”, ECPR General Conference, Prague, 7-10 September 2016

HiSoPo vous informe que le Standing Group “Political Concepts” de l’ECPR propose une section intitulée “Contested Concepts and their Trajectories” lors du prochain congrès, qui se tiendra à Prague du 7 au 10 septembre 2016.
La section, organisée par Anthoula Malkopoulou et Annelien De Dijn, sera composée de huit panels, dont les détails sont sur le site et dans le programme en pièce jointe (Section Proposal ECPR 2016).

Panel 1 – Annelien De Dijn – What is liberalism?
Panel 2 – Anthoula Malkopoulou – The concept of ‘militant democracy’ and its alternatives
Panel 3 – Samuel Hayat & Dirk Jörke/Discussant: Veith Selk – The people and the masses in conceptual history
Panel 4 – Lena Halldenius – Histories of the concept of human rights
Panel 5 – Kari Palonen – Max Weber as political thinker
Panel 6 – Anna Kronlund & Taru Haapala – Politics of ‘deliberation’
Panel 7 – Elena Garcia-Guitan and Claudia Wiesner – Rethinking political representation in the EU
Panel 8 – Heino Nyssönen & Fred Dias – Conceptual history and world politics.

L’envoi des propositions de présentation doit être fait, exclusivement sur le site, avant le 15 février 2016. Les places étant limitées, n’hésitez pas à contacter au plus vite les animateurs-trices des panels qui vous intéresseraient.

1er Colloque International “Last Focus Visual Research Network – Ethnographie visuelle : méthodes, archives et méthodes d’enquête”, EHESS, 9-10 novembre 2015

HiSoPo vous informe de l’organisation du 1er Colloque International Last Focus Visual Research NetworkEthnographie visuelle : méthodes, archives et méthodes d’enquête, qui aura lieu au Bâtiment France de l’EHESS, le 9 et 10 Novembre 2015. Cet événement est ouvert à tout-e-s dans la limite des places disponibles. Les approches et méthodes d’enquête présentées à cette occasion ne peuvent que contribuer à alimenter la boîte à outils de l’histoire sociale des idées politiques et donner des idées pour la mise en place de dispositifs d’investigation originaux dans l’étude des représentations, en interrogeant notamment la dimension visuelle (usage de la photographie ou de la vidéo sur le terrain, portrait-painting, cartes heuristiques lors d’entretiens, etc.). Vous trouverez les informations relatives à l’événement sur la page web du colloque ainsi que ci-joint (LFVRN 2015 International Conference – Visual Ethnography).

Colloque “Autocéphalies : l’exercice de l’indépendance dans les Églises slaves orientales (Xe -XXe siècle), Rome, 5-7 novembre 2015

Un colloque intitulé “Autocéphalies : l’exercice de l’indépendance dans les Églises slaves orientales (Xe -XXe siècle)” aura lieu à Rome du 5 au 7 novembre 2015. Si le titre comme le sujet peuvent a priori sembler bien loin de l’histoire sociale des idées politiques, ce n’est là qu’un paradoxe. Un paradoxe en effet car cela heurte la conception moderne du politique, comme sphère autonome vis-à-vis du religieux comme l’État l’est de l’Église, fruit de la sécularisation des mentalités, et de la laïcité. Pourtant, le politique en Occident a longtemps été indissociable du religieux. Le regard historique invite donc à éviter tout chrono/ethnocentrisme qui aboutirait à appliquer la mentalité de son temps – pour la France, une République laïque et une société fortement sécularisée – à une autre époque. Il y a bien du politique dans le religieux et de la politique dans les Églises. Par ailleurs, il y a là politique mais il y a également des idées politiques. À cet égard, il n’est sans doute pas anodin que la figure du clerc soit régulièrement réactivée à l’endroit des intellectuels et des experts1, comme pour mieux rappeler l’héritage clérical de ces formes de rapports savoir/pouvoir sécularisées2. Les luttes pour l’autonomisation de certaines institutions ecclésiales face à d’autres sont d’abord et avant tout des luttes de classement, de représentations. C’est pourquoi l’annonce de ce colloque a, à notre sens, toute sa place ici. Vous trouverez ci-joint le programme détaillé ainsi que les informations pratiques ayant trait à cet événement (Programme_Autocéphalies).

1 Julien Benda, La Trahison des clercs, Paris, Grasset, coll. « Les Cahiers rouges », 2003, ouvrage disponible dans sa version originale en édition électronique sur le site Internet « Les Classiques des sciences sociales » de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) à l’adresse URL suivante : http://classiques.uqac.ca/classiques/benda_julien/trahison_des_clercs/trahison_des_clercs.

2 Jacques Le Goff, Les Intellectuels au Moyen-Age, Paris, Le Seuil, coll. « Points », 1985 (1ère éd. 1957).

Colloque “Les intellectuels empêchés”, CESSP/EHESS, 7-9 octobre 2015

Brigitte Gaïti et Nicolas Mariot organisent un colloque de trois jours sur les “Intellectuels empêchés” qui se déroulera les 7, 8 et 9 octobre. Abordant la question de l’intellectualité à travers des expériences contraignant l’exercice de pensée (exil, enfermement, clandestinité, déportation, voyage, établissement en usine, maladie, etc.), ce colloque est une contribution importante non seulement à la sociologie des intellectuels mais aussi à une histoire sociale des idées politiques, attentive aux conditions matérielles, sociales, techniques, culturelles dans lesquelles les idées émergent, circulent, sont reçues. Vous trouverez le lien vers la page web de l’événement sur le site du CESSP (Actualités_CESSP) ainsi que ci-joint le programme et la présentation de cette manifestation scientifique (Programme_et_présentation_JE_Intellectuels_empêchés).

Lieux

– 7 octobre matin: Maison des mines, 270 rue Saint Jacques, salle G

– 7 octobre après-midi: La Sorbonne (Paris IV), escalier G, salle J 636

– 8 et 9 octobre, EHESS Bâtiment Le France, 198 avenue de France, 75013, salle des commissions A et B

13e Congrès de l’AFSP – ST23 « Remettre l’idéologie sur le métier ? La place des “idées” dans la profession politique », Aix-en-Provence, 22-24 juin 2015

Du 22 au 24 juin 2015 a eu lieu à Aix-en-Provence le 13ème congrès de l’AFSP (Association française de science politique). Dans ce cadre, la section thématique ST23 « Remettre l’idéologie sur le métier ? La place des idées dans la profession politique », a organisé deux sessions dont les thématiques intéressent directement HiSoPo, la première sur les « Les “professionnels des idées” hors des partis politiques » et la seconde sur « Comment saisir les idées dans les partis politiques ? ». Vous trouverez le lien vers la page web de l’événement sur le site de l’AFSP (Congrès_AFSP_2015) ainsi que ci-joint l’appel à communications (AAC_ST23_AFSP_2015) et le programme des sessions (ST23_programme_sessions).

6ème Congrès de l’AFS – RT 27 “Sociologie des intellectuels et de l’expertise”, Saint-Quentin-en-Yvelines, 29 juin-2 juillet 2015

Du 29 juin au 2 juillet 2015 a eu lieu à Saint-Quentin-en-Yvelines le 6ème congrès de l’AFS (Association française de sociologie). Dans ce cadre, le réseau thématique RT27 « Sociologie des intellectuels et de l’expertise : savoirs et pouvoirs », partenaire du groupe HiSoPo, a organisé sept sessions dont les thématiques ne peuvent qu’intéresser HiSoPo. Quatre sessions blanches ont ainsi été organisées sur les « savoirs d’État », les « Critiques et scientifiques face aux arts et à la littérature », « Le droit et les idées politiques comme faits sociaux » et « Scientifiques et intellectuels entre mondes savants, structure extra-académiques, et espace militant ». Trois autres sessions ont porté sur des thématiques spécifiques détaillées ci-dessous, la première étant directement liée au thème général du congrès. Des sessions particulières ont ainsi été consacrées au rôle des experts dans la naturalisation du monde social, aux sciences humaines et sociales en temps de guerre et à l’engagement des intellectuels au sein des associations. Vous trouverez le lien vers la page web de l’événement sur le site du RT 27 (RT27_6e_Congrès_AFS_2015_07) ainsi que ci-joint l’appel à communications (Appel-a-communication-AFS-RT27-congres2015) et le programme des sessions (RT27-congres2015_programme).