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Je ” La sociologie de la littérature de Lucien Goldmann. Réception, héritages et usages contemporains”, Paris, EHESS, deadline: 15 novembre 2016

HiSoPo vous informe de la publication de l’appel à communication pour une journée d’études consacrée à la sociologie de la littérature de Lucien Goldmann, organisée par Lucile Dumont (EHESS/CESSP), Quentin Fondu (EHESS/CESSP), Laélia Véron (ENS Lyon/Paris 3 – IHRIM) avec le soutien du CESSP (Centre européen de sociologie et de science politique). L’événement aura lieu le 17 janvier 2017 à l’EHESS au 190-198 av de France (Paris 13ème). Les propositions de communication sont à envoyer pour le 15 novembre à l’adresse jegoldmann2017@gmail.com. Il s’agit là sans doute d’un des événements qui touche le plus directement le cœur même du projet de l’histoire sociale des idées politiques à travers une discussion des thèses et méthodes de Lucien Goldmann. Vous trouverez l’appel à communications ci-joint: aac_je_lucien_goldmann


APPEL A COMMUNICATION – Journée d’études

 La sociologie de la littérature de Lucien Goldmann. Réception, héritages et usages contemporains

Paris, 17 janvier 2017

EHESS, 190-198 av de France, 75013 Paris

(8è étage, Salle Vernant)


Argumentaire scientifique

Philosophe et sociologue français né en Roumanie, Lucien Goldmann (1913-1970) a été fortement influencé par le marxisme, et tout particulièrement par les travaux de Georg Lukács. Son œuvre se caractérise par une méthodologie matérialiste singulière. Partisan d’un marxisme hétérodoxe et humaniste opposé à tout dogmatisme, Goldmann a cherché à unifier les approches sociologiques et littéraires en proposant une nouvelle méthode, le structuralisme génétique, construit dans le prolongement du structuralisme de Jean Piaget (e.g. Le Dieu caché, 1959.) Par cette méthode, Goldmann entendait allier l’étude des contenus à celle des formes, combinaison qu’il considérait comme le préalable nécessaire à la compréhension des phénomènes culturels, ceux-ci ne pouvant se réduire selon lui ni à de simples reflets mécaniques de l’idéologie ni à des créations spontanées détachées du monde social. Profondément engagé au sein de l’espace intellectuel des années 60, c’est dans une dynamique complexe que Goldmann a pris position à la fois contre le structuralisme antihumaniste de Louis Althusser (structure sans sujet) et contre l’existentialisme sartrien (sujet sans structure), l’un comme l’autre étant, selon lui, opposés à la pensée dialectique (e.g. Goldmann, 1966; Macherey, 1966). Ce faisant, il s’est orienté vers l’élaboration d’une nouvelle dialectique, héritière de la pensée tragique et conçue comme une synthèse de paradoxes ayant marqué à la fois l’histoire littéraire et l’histoire du marxisme (structure/sujet, déterminisme/histoire, etc.).

La mort prématurée de Goldmann, ainsi que le reflux de la pensée marxiste et les réprobations dont elle a fait l’objet à partir de la fin des années 1970, ont rendu difficile la poursuite et la circulation d’une pensée critique à la fois interdisciplinaire, programmatique et évolutive. Goldmann demeure cependant une personnalité centrale dans l’histoire de la sociologie de la littérature et des débuts de son institutionnalisation. En France, son séminaire à l’EPHE puis à l’EHESS, de la fin des années 1950 à 1970, a ainsi constitué un des lieux de renouvellement du croisement des études littéraires et des sciences sociales. Les séjours de Goldmann à l’étranger, de même que sa participation à des colloques et des réseaux internationaux ont dans le même temps facilité la circulation internationale de ses travaux tout au long de sa carrière et dans les années qui ont suivi (Cusset, 2003; Sanguineti et al., 1967). Les développements de la sociologie de la littérature dans les espaces francophones attestent ainsi de de l’importance des travaux de Goldmann dans ce domaine. En effet, la sociologie de la littérature de Robert Escarpit, qui aborde la littérature dans une perspective communicationnelle (Van Nuijs, 2007), de même que les travaux développés par Marc Angenot sur le discours social et ses liens avec la production littéraire (Angenot 1985), comme la sociocritique de Claude Duchet (Duchet, 1979; Leenhardt, 1975), ou encore la sociologie des arts et de la littérature de Pierre Bourdieu, qui envisage l’espace social à travers les dynamiques insufflées par la notion de champ et réinterroge les processus de production de la littérature à travers l’étude des trajectoires ou la notion de point de vue (Bourdieu, 1966, 1992 ; Jurt, 2004) ; toutes se sont nourries de nombreuses réflexions critiques sur les travaux de Goldmann (Leenhardt, 1967; Sapiro, 2014). Plus récemment, les travaux contemporains en sociologie de la littérature et plus généralement dans les études littéraires s’inscrivent dans le prolongement de ces courants (voir Glinoer, 2016; Meizoz, 2004; Sapiro, 2007).

Enfin, les contributions de Goldmann à l’Institut de Sociologie de l’Université Libre de Bruxelles, où il créa le Centre de Sociologie de la littérature en 1961 avant d’en devenir le directeur en 1964, ont marqué une génération d’étudiants et de chercheurs dans ce domaine (Heyndels, 1988). Ceux-ci ont pu poursuivre cette orientation dans leurs propres travaux, et proposer des hommages et/ou des introductions à son œuvre (e.g. Lallemand et.al, 1973 ; Leenhardt, 1971; Naïr, Löwy, 1973 ; Goldmann, Löwy Naïr, 1977). Goldmann n’est ainsi pas tombé dans l’oubli, comme le prouve la récente journée d’études « Lucien Goldmann » qui a eu lieu à l’Institut Mémoire de l’Édition Contemporaine en 2009 et dont les actes ont été publiés en 2010 (Ferrette, 2010). Pourtant, au sein de la recherche littéraire comme en sociologie de la littérature, l’intérêt porté à Lucien Goldmann reste marginal. Si l’on se réfère régulièrement à ses lectures de Racine et de Pascal, les pistes proposées dans d’autres œuvres sont plus rarement explorées – on peut penser notamment aux analyses contenues dans Pour une sociologie du roman, publié en 1964 ou à celles incluses dans Structures mentales et création culturelle, publié en 1970. Nous voudrions souligner ici l’importance générale de la méthodologie proposée par Goldmann.

Au-delà d’un simple hommage à Lucien Goldmann, cette journée d’études souhaite dès lors d’une pat insister sur l’actualité possible de sa pensée, l’intérêt que nous pourrions avoir à lire ou à relire cet auteur pour nourrir nos propres recherches et d’autre part mesurer l’influence de la sociologie de la littérature goldmanienne sur les outils conceptuels de la sociologie de la littérature et des études littéraires contemporaines. Cette journée se composera ainsi de deux axes, non exclusifs.

Premièrement, par l’étude de la réception de l’œuvre de Lucien Goldmann en France et à l’étranger, nous tenterons de mettre en avant l’héritage d’un marxisme vivant, loin de correspondre aux critiques les plus fréquentes (mécanisme ou reflet, sociologisme non attentif aux formes, etc.). Sur la base de témoignages de proches du philosophe, il s’agira, en même temps que de rendre compte de la postérité de son travail, de réfléchir sur l’époque pendant laquelle se constitue cette œuvre, qui en cristallise de nombreux aspects. En effet, les années de production intellectuelle de Goldmann, entre les années 1950 et la fin des années 1960, se caractérisent notamment, dans les champs académiques et intellectuels, par d’importants et récurrents débats sur le statut de la littérature, en même temps que par l’apparition puis l’institutionnalisation de la sociologie et, partant, de la sociologie de la littérature, le tout dans le contexte d’une refonte générale des sciences humaines et sociales marquée par des périodes de forte polarisation des espaces intellectuels français et étrangers (Matonti, 2005; Heilbron, 2015). Comment s’est caractérisée la réception des travaux de Goldmann dans les études littéraires ? Quel rôle ont-ils joué dans les développements de la sociologie de la littérature ? Comment saisir les enjeux de la position intellectuelle et institutionnelle de Goldmann dans un moment de reconfiguration disciplinaire affectant particulièrement la sociologie et les études littéraires ? C’est ce type de questionnements que nous entendons mener.

Dans un deuxième temps, en partant de l’œuvre de Lucien Goldmann et de la méthodologie qu’il a pu proposer, il s’agira de rendre compte de nouvelles perspectives de recherche dans le domaine littéraire, peut-être insuffisamment exploitées. Voici, listés de manière non exhaustive, quelques sujets qui pourraient être abordés :

–        La notion de « vision du monde » dans les études littéraires, que l’on peut envisager comme l’expression d’une conscience collective ou comme le rapport entre l’individualité du sujet écrivain et la collectivité ;

–        Vision du monde, conscience collective et genre littéraire : existe-t-il des genres plus aptes que d’autres à exprimer cette vision du monde ? (On pourra par exemple réfléchir aux difficultés qu’a rencontré Goldmann en tentant de transposer une méthodologie de lecture des œuvres théâtrales à des œuvres romanesques dans Pour une sociologie du roman) ;

–        L’actualisation historique des types de médiations littéraires entre l’œuvre et la conscience collective (évolution possible du rôle de l’artiste-médian, particulièrement manifeste dans l’analyse que Goldmann fait du Nouveau Roman) ;

–        Peut-on penser une stylistique goldmanienne ? (On pourra notamment se rapporter à l’opposition entre Barthes et Goldmann, le premier optant pour une sémiotique toujours plus autonome, quand le second considère que l’étude des micro-structures doit toujours être rattachée à une « vision du monde ») ;

–        Dans cette même perspective, on pourra également réfléchir au lien entre forme et idéologie, c’est-à-dire à l’inscription d’une « effet-idéologie » par la « mise en scène stylistique d’appareils normatifs textuels incorporés à l’énoncé » (Hamon, 1984).


Les propositions de communications devront être envoyées le 15 novembre 2016 au plus tard, à l’adresse jegoldmann2017@gmail.com, et comprendront entre 3000 et 6000 signes au total, biobibliographie comprise. Merci de préciser vos noms, prénoms, courriel et institutions de rattachement. Les participants seront notifiés le 22 novembre 2016 au plus tard.


Bibliographie indicative

Textes de Lucien Goldmann

– Sciences humaines et philosophie, Paris, PUF, 1952.

– Le Dieu caché : Étude sur la vision tragique dans les Pensées de Pascal et dans le théâtre de Racine, Paris, Gallimard, 1955.

– Jean Racine, dramaturge, Paris, L’Arche, 1956.

Recherches dialectiques, Paris, Gallimard, 1959.

Pour une sociologie du roman, Paris, Gallimard, 1964.

– « Structuralisme, marxisme, existentialisme : un entretien avec Lucien Goldmann », L’Homme et la société, n°2, 1966, pp. 105-124.

– « La sociologie de la littérature : situation actuelle et problèmes de méthode », Revue internationale des sciences sociales, XIX/ 4, 1967, pp. 531-554.

– « Le structuralisme génétique en sociologie de la littérature » [1964] in Sanguineti et al., 1967.

Structures mentales et création culturelle, Paris, Anthropos, 1970.

Marxisme et sciences humaines, Paris, Gallimard, 1970.

Situation de la critique racinienne, Paris, L’Arche, 1971.

La Création culturelle dans la société moderne, Paris, Denoël, Gonthier, 1971.

Bibliographie générale

– Angenot, M. Robin, R. « L’inscription du discours social dans le texte littéraire », Sociocriticism, I/1, 1985, pp. 53-82.

– Bourdieu, P., « Champ intellectuel et projet créateur », Les Temps modernes, nov. 1966, pp. 865-906.

– Bourdieu, P., Les Règles l’art. Genèse et structure du champ littéraire, Paris, Seuil, 1992.

– Cohen, M., The Wager of Lucien Goldmann: Tragedy, Dialectics and a hidden God, Princeton University Press, 1994.

– Cusset, F., French Theory. Foucault, Derrida, Deleuze et les mutations de la vie intellectuelle aux États-Unis, Paris, La Découverte, 2003.

– Duchet, C. (dir.), Sociocritique, Paris, Nathan, 1979.

– Lallemand, R et al., « Hommage à Lucien Goldmann », Revue de l’Institut de sociologie, n°3, 1973 [rééd. Éditions de l’ULB, 1975.]

– Ferrette, J. (dir.), Lucien Goldmann, Anamnèse, n°6, 2010.

– de Gandillac, M. Goldmann, L. Piaget, J. (dir.), Entretiens sur la notion de genèse et de structure, Paris, La Haye, Mouton et Cie, 1965.

– Glinoer, A., Le Littéraire et le social. Bibliographie générale (1904-2014), Paris, L’Harmattan, 2016.

– Goldmann, A. Löwy, M. Naïr (dir), Le Structuralisme génétique : l’œuvre et l’influence de Goldmann, Paris, Denoël-Gonthier, 1977.

– Hamon, P., Texte et idéologie. Valeurs, hiérarchies et évaluations dans l’œuvre littéraire, Paris, PUF, 1984.

– Heilbron, J., French Sociology, Ithaca, ornell University Press, 2015.

– Heyndels, R. « Étude du concept de “vision du monde” : sa portée en théorie de la littérature », L’Homme et la société, n°43-44,1977, pp. 133-140.

– Heyndels, R., « Le centre de sociologie de la littérature de l’Université de Bruxelles », Études littéraires, 21/2, 1988, pp. 121-129.

– Jurt, J., « L’apport de la théorie du champ aux études littéraire », in Pinto, Sapiro, Champagne (dir.), Pierre Bourdieu, sociologue, Paris, Fayard, 2004.

– Leenhardt, J., « La sociologie de la littérature : quelques étapes de son histoire », Revue internationale des sciences sociales, XIX/ 4, 1967, pp. 555-572.

– Leenhardt, J., « Racine : Psychanalyse et sociologie de la littérature », Études françaises, III/1, 1967, pp. 21-34

– Leenhardt, J., « Pour une esthétique sociologique : Essai de construction de l’esthétique de Lucien Goldmann », Revue d’esthétique, n° II, 1971, pp. 113-128.

– Leenhardt, J., « Lucien Goldmann et les fondements de la sociocritique », Dossiers français, n° 1, 1975-1976, pp. 44-49.

– Leenhardt, J., Lecture politique du roman : La Jalousie d’Alain Robbe-Grillet, Paris, Éditions de Minuit, 1973.

– Macherey, P., Pour une théorie de la production littéraire, [1966], Paris, ENS Éditions, 2014.

– Matonti, F., Intellectuels communistes. Essai sur l’obéissance politique, Paris, La Découverte, 2005.

– Meizoz, J., L’œil sociologue et la littérature, Genève/Paris, Slatkine Érudition, 2004.

– Naïr, S. Löwy, M. Lucien Goldmann ou la dialectique de la totalité, Paris, Seghers, 1973.

– Sanguineti et al., Littérature et société :  Problèmes de méthodologie en sociologie de la littérature, Bruxelles, Éditions de l’Institut de Sociologie, 1967.

– Sapiro, G., « Pour une approche sociologique des relations entre littérature et engagement », COnTEXTES, 2007/2.

– Sapiro, G., La Sociologie de la littérature, Paris, La Découverte, 2014.

– Tarrab, G., « La sociologie du théâtre et de la littérature d’après Lucien Goldmann », Sociologie et sociétés, 3/1, 1971, pp. 15-24.

– Van Nuijs, L., « La sociologie de la littérature selon Escarpit. Structure, évolution et ambiguïtés d’un programme de recherche », Poétique, 2007/1, n°49, pp. 107-127.

– Zima, P., Goldmann, Paris, Éditions Universitaires, 1973.

Journées d’étude “De la constitution d’un corpus aux analyses statistiques, comment produire des analyses quantitatives à partir de matériaux ethnographiques ?”, Nanterre, Université Paris 10, 10-11 octobre 2016

HiSoPo vous informe de l’organisation des journées d’étude “De la constitution d’un corpus aux analyses statistiques, comment produire des analyses quantitatives à partir de matériaux ethnographiques ?” Co-organisées par la Société d’ethnologie française et le Sophiapol, ces journées se dérouleront à l’Université de Paris Ouest Nanterre La Défense, les lundi 10 octobre et mardi 11 octobre dans la salle des conférences (rez-de-chaussée, à gauche en entrant) de la maison Max Weber. Ces journées d’étude peuvent intéresser l’histoire sociale des idées politiques en fournissant des réflexions précieuses sur le croisement des méthodes qualitatives de type ethnographique et des méthodes quantitatives. Vous en trouverez le programme complet ici : https://sophiapol.hypotheses.org/19827 L’entrée est libre et gratuite.

Colloque: “« Les mondes de la philanthropie (19e-21e siècles) », Paris, Site Pouchet, 15-16 décembre 2016

HiSoPo vous informe de l’organisation du colloque « Les mondes de la philanthropie (19e-21e siècles) », co-organisé par Thomas Depecker, Marc-Olivier Déplaude et Nicolas Larchet. L’événement se tiendra à Paris, sur le Site Pouchet du CNRS – 59-61, rue Pouchet, 75 017 Paris – en Salle de conférence les 15 et 16 décembre prochain. Plusieurs des interventions concernant directement l’étude des intellectuels et des idées. Vous trouverez le programme du colloque en ligne ici : http://calenda.org/378416. Si vous souhaitez assister au colloque, vous devez au préalable vous inscrire en envoyant un mail avant le 15 novembre à l’adresse suivante : mondes.philanthropie@gmail.com

Conférence internationale: “Political representation beyond elections: A comparison China/Westerne Countries”, Beijing, Peking University, October 21th-22th, 2016

HiSoPo vous informe de la tenue d’une conférence internationale sur la représentation politique organisée dans le cadre du programme ANR/DFG CLAIMS (New Political Representative Claims: A Global View. France, Germany, Brazil, China, India) et qui aura lieu à l’Université de Pékin les 21-22 octobre 2016. Vous trouverez ci-joint le programme de la conférence: political-representation-beyond-elections_program_30_09_2016

Journée d’étude “La cartographie des controverses : une méthode originale pour l’analyse numérique du débat publique”, Lyon, IXXI/Centre Blaise Pascal, 26 septembre 2016

HiSoPo vous informe de la tenue d’une journée d’études “La cartographie des controverses : une méthode originale pour l’analyse numérique du débat publique” organisée par l’IXXI à l’ENS de Lyon (Centre Blaise Pascal) le lundi 26 septembre 2016. Développée dans la tradition des Sciences and Technology Studies et des Digital Methods, la cartographie des controverses propose une boîte à outils pour l’exploration et la visualisation des discussions sur la science et la technologie. L’étude des controverses comme l’analyse numérique des débats constituent des méthodes dont on sait d’ores et déjà l’utilité pour l’histoire sociale des idées politiques. Leur croisement ne peut par conséquent qu’intéresser certains nous.


PROGRAMME

Le matin, Tommaso Venturini (King’s college, anciennement au médialab de Sciences Po) présentera son HdR, et l’après-midi une rencontre avec des acteurs majeurs du domaine vous permettra de connaître les travaux en cours, à l’interface entre informatique, sciences de l’information, sociologie, droit…

Séance matin : 10h30-13h

Discussion du mémoire d’HDR de Tommaso Venturini (King’s College London) « Controversy Mapping, a Travel Companion »

Séance après-midi: 14h30 à 17h

Conférence sur la cartographie des controverses avec Richard Rogers (Université d’Amsterdam) ; Didier Bigo (King’s College London) ; Dominique Pestre (EHESS) ; Eric Fleury (INRIA) ; Dominique Vinck (Université de Lausanne) ; Vincenzo Zeno-Zencovich (Università di Roma Tre) ; Pablo Jensen (CNRS)


La journée d’études aura lieu au Centre Blaise Pascal (46 allée d’Italie, Lyon 7eme) Bâtiment M6, salle de conférences, rez-de-chaussée.

Colloque “L’ordinaire et le quotidien: approches philosophiques contemporaines”, Amiens, Université de Picardie Jules Verne, 22-23 septembre 2016

HiSoPo vous informe de la tenue du colloque “L’ordinaire et le quotidien: approches philosophiques contemporaines” co-organisé par Bruno Ambroise et Laurent Perreau (CURAPP-ESS) et qui se tiendra à l’Université de Picardie Jules Verne les 22-23 septembre 2016.

Image_programme_colloque_Ordinaire_2016

L’événement aura lieu au Logis du Roy, square Jules Bocquet à Amiens. Pour plus de précisions, vous trouverez ci-joint le programme en format PDF: Programme Ordinaire et quotidien

Colloque “Resistance in intellectual history and political thought”, Centre for Intellectual History/Social & Political Thought (University of Sussex), 15-16 septembre 2016

HiSoPo vous informe de la tenue du colloque “Resistance in intellectual history and political thought” organisé par le Centre for Intellectual History/Social & Political Thought (University of Sussex) les 15 et 16 septembre prochain.

Pour plus de précisions, vous trouverez ci-joint le programme du colloque en format PDF: Programme final

Contact: I.R.McDaniel@sussex.ac.uk

The 5th London Summer School in Intellectual History, London, Queen Mary University of London, 5-8 september 2016

HiSoPo vous informe de la tenue de la 5ème École d’été en histoire intellectuelle co-organisée à Londres par la Queen Mary University of London (QMUL) and l’University College London (UCL) du 5 au 8 septembre 2016 à la QMUL.

Vous trouverez plus de détails dans le programme ci-joint en format PDF (Summer School in Intellectual History-Programme) ainsi que sur le site de l’UCL. Vous trouverez également un plan pour pouvoir vous y rendre ici.

AAC: séminaire “Actualités et théorie politique”, GT Théorie politique de l’ABSP, Bruxelles, deadline:28 août 2016

HiSoPo vous informe que le GT Théorie politique de l’Association belge de science politique (ABSP) lance un appel à communication pour la seconde journée de son séminaire « Actualités et théorie politique ». Cette journée aura lieu à Bruxelles le 28 septembre 2016.

Les interventions sélectionnées viseront à mettre en évidence l’éclairage que la théorie politique (ou une discipline connexe) peut apporter sur un enjeu actuel du débat social et politique belge ou européen. L’objectif du séminaire est triple. Il s’agit 1. De montrer comment les concepts produits par la théorie politique (ou une discipline connexe) peuvent enrichir la compréhension de l’actualité politique, 2. de promouvoir une perspective critique sur cette actualité, et 3. d’exporter ces idées en dehors de la sphère académique afin de diffuser autant que possible ces apports.

À titre d’exemples (non restrictifs), pourraient faire l’objet d’une intervention les questions suivantes: le tax shift et les réformes fiscales, les conséquences à long terme du Brexit, l’équilibre entre la protection des droits fondamentaux et la sécurité publique, causes et usages de la violence (non-)étatique, les enjeux migratoires et l’accueil des réfugiés, le recours au tirage au sort dans les procédures démocratiques, l’émergence de nouveaux partis politiques, causes et enjeux des inégalités (de tous types), la définition du populisme, etc.

Au terme du séminaire, les contributions, ou une sélection d’entre elles, seront publiées sous la forme d’un ouvrage collectif ou d’un numéro de revue visant à rendre publiques les contributions des intervenants et à en diffuser les idées.

La deadline pour proposer une intervention lors de la journée du 28 septembre est le 28 août. Les propositions de communications feront maximum 500 mots et sont à envoyer à l’adresse  eric.fabri@ulb.ac.be Les intervenants seront prévenus pour le 1er septembre de l’acceptation ou du refus de leur proposition.

Plus d’infos sur le GT théorie politique : https://www.absp.be/groupes-de-travail/theorie-politique/

Call for Papers: “Lying and Hypocrisy in Politics and Morality”, II Braga Colloquium in the history of moral and political philosophy, Portugal, University of Minho, deadline: 15th September 2016

HiSoPo vous informe de l’appel à communications lancé par le groupe de théorie politique du CEHUM/University de Minho (Braga, Portugal) pour un colloque portant sur le mensonge et l’hypocrisie en histoire de la philosophie politique et morale.
II BRAGA COLLOQUIUM
IN THE HISTORY OF MORAL AND POLITICAL PHILOSOPHY
“Lying and Hypocrisy in Politics and Morality”
University of Minho, Braga – Portugal 
12-13 January 2017
Keynote Speaker: Ruth W. Grant (Duke University)
Call for papers
The Political Theory Group of the University of Minho is delighted to announce the II Braga Colloquium in the History of Moral and Political Philosophy: an international annual conference held every year in January at the University of Minho in Braga, Portugal. The purpose of this conference series is to promote the study of the tradition of political and moral philosophy and its legacy in shaping our institutions, culture and beliefs. In this important respect, the conference series will focus on how this tradition can contribute to tackling the challenges our societies are facing today. Every year the conference will focus on a specific theme, which will be chosen by taking in consideration the current political situation in Europe (and beyond). In line with the spirit behind this new series of conferences, the second annual Braga Colloquium in the History of Moral and Political Philosophy will be dedicated to exploring the theme of “Lying and Hypocrisy in Politics and Morality.”
“No one has ever doubted that truth and politics are on rather bad terms with each other, and no one, as far as I know, has ever counted truthfulness among the political virtues. Lies have always been regarded as necessary and justifiable tools not only of the politician’s or the demagogue’s but also of the statesman’s trade.” (Hannah Arendt)
Hypocrisy, though inherently unattractive, is also more or less inevitable in most political settings. Political life is often a world ethically apart from normal human interactions. This contributes, however, to the creation of a cleavage between citizens and politicians.Those citizens who are disaffected with democracy and politicians do not question only their competence: they doubt their promises, because they question the quality of the political class in terms of their truthfulness and basic honesty, and this seems to hinder citizens’ ability to judge politicians. This problem is magnified in contemporary liberal democracies: a political system that, on the one hand, has transparency as one of its foundational values, and on the other, that is deeply influenced by the media and logics of spectacularization as it promotes a continuous search of consent and electoral competition. The desire to cut oneself off from political hypocrisy—by denouncing it, owning up to it, or seeking some sort of insulation from it—reminds us not to approach the problem of hypocrisy with false expectations about what can be achieved, ignoring the nuances that pervade political life.
We should not conflate the moral and political realms. Yet there is something both ethically and politically troubling about the ease with which modern political thinkers isolate norms of citizenship from the meaning and purpose of our lives as a whole: this habit of compartmentalizing “citizenship talk” from more holistic ethical aspirations discourages serious reflection on the ethical basis of civic life, an essential safeguard against the rise of manipulative and self-serving political ideologies.
We invite scholars interested in these topics to propose papers that interrogate the history of moral and political thought in order to illuminate our current predicament. We especially hope for communications on ancient, modern, and contemporary thought
 addressing themes such as:
  • The ethical value of citizenship;
  • The value of integrity in the social and political order;
  • The uses of hypocrisy in political life;
  • The role and nuances of political deceit and the need for compromises;
  • The replacement of the people’s voice through elections by the eyes of the people;
  • Citizens as spectators of politics;
These topics are, however, no more than suggestions, and we encourage the most diverse approaches to the problem.
Submission guidelines
Abstracts, of no more than 500 words, should be sent to: grupoteoriapolitica@ilch.uminho.pt
Deadline: 15th September 2016
In addition to the abstract, please include in your proposal your academic title, name, affiliation, and the title of your contribution. The presentations at the conference will be 20 minutes long with 20 minutes reserved for discussion. The official language of the conference will be English.
Organization 
POLITICAL THEORY GROUP, CEHUM-University of Minho

AAC Sections thématiques, 14e Congrès de l’AFSP, Montpellier, deadline: 15 octobre 2016

HiSoPo vous informe de l’organisation de plusieurs sections thématiques (ST) organisées dans le cadre du prochain congrès de l’Association française de science politique (AFSP), qui aura lieu à Montpellier du 10 au 12 juillet 2017, et qui ont trait à l’analyse des idées politiques. La date limite d’envoi des propositions de communication est le 15 octobre 2016.

La ST3, présentée par HiSoPo et co-organisée par Isabelle Gouarné (CNRS/CURAPP) et Mathieu Hauchecorne (UNiversité Paris 8, CRESPPA-LabTop), met au cœur de sa réflexion la question: “Que faire des traditions politiques en histoire sociale des idées?” Vous trouverez ci le texte de l’appel à communications: AAC_ST3. Les propositions de communications doivent être envoyées par courriel aux adresses suivantes: isabelle_gouarne@hotmail.com et mhauchecorne@univ-paris8.fr.

La ST 74, co-organisée par Gwendal Châton (Université d’Angers) et Sébastien Caré (Université Rennes 1) est intitulée « Le séminaire : un nouvel objet pour l’histoire des idées politiques ».  Vous trouverez ici le texte de l’appel à communications: AAC_ST74. Les propositions de communications doivent être envoyées par courriel aux adresses suivantes: sebacare@gmail.com et gwendal.chaton@free.fr.

La ST 76, co-organisée par Gérald Hess (Université de Lausanne) et Carolin Lejeune (Sciences Po Lille, CERAPS), porte sur les “Contributions et perspectives critiques des éthiques environnementales dans la pensée politique”. Vous trouverez ici le texte de l’appel à communications: AAC_ST76. Les propositions de communications doivent être envoyées par courriel aux adresses suivantes: caroline.lejeune@sciencespo-lille.eu et Gérald.Hess@unil.ch.

Journées d’étude “Penser l(es)’élite(s). Taxinomies analytiques et enjeux sociologiques”, Université Paris-Dauphine, 27-28 juin 2016

HiSoPo vous informe de la tenue des journées d’étude “Penser l(es)’élite(s). Taxinomies analytiques et enjeux sociologiques”, organisées par les membres du RT42 “Sociologie des Élites” et du RT5 “Classes, inégalités, fragmentations” de l’Association Française de Sociologie. L’histoire sociale des idées politiques se caractérise par le refus de privilégier les “grands auteurs” canoniques ou les élites politiques ou intellectuelles au détriment des producteurs d’idées le plus souvent invisibilisés que sont les militants de base dans les partis, les penseurs issus de classes populaires, etc. Reste qu’une partie non négligeable des producteurs d’idées politiques font bel et bien partie des élites. C’est à ce titre que l’histoire sociale des idées politiques gagne à s’inspirer des réflexions, travaux et méthodes développées par la sociologie des élites.


PROGRAMME

Lieu : Amphi 4 (2e étage), Université Paris Dauphine.

Première Journée – Lundi 27 juin 2016

8h30-9h00 Accueil des participant.e.s
9h00-9h15 Introduction – Frédéric Lebaron (USQV, PRINTEMPS)

9h15-12h45 Session 1 – La notion d’élite(s)

9h15-10h15 : François-Xavier Dudouet (CNRS, IRISSO) – Élite(s) : Les enjeux des filiations intellectuelles

10h15-11h15 : François Denord (CNRS, CESSP), Paul Lagneau-Ymonet (Univ. Paris Dauphine, IRISSO), et Sylvain Thine (CESSP) – Le champ du pouvoir
11h15-11h45 : Pause
11h45-12h45 : Christophe Charle (Univ. Paris 1, IHMC) – La notion d’élite en histoire

Présidence de séance : Pierre Bataille (UNIFR, LACCUS)

Pause déjeuner

14h15-18h30 Session 2 – Élite(s) et échelles territoriales

14-30-15h30 : Claude-Isabelle Brelot (Univ. Lyon 2, LER) – Les élites locales (19e-20e siècles)  : approche historiographique
15h30-16h30 : Gilles Laferté (INRA, CESAER) – Où sont les élites?  Hypothèses sur une absence vue de l’anthropologie et de la sociologie rurale
16h30-17h00 : Pause
17h00-18h00 : Anne Catherine Wagner (Univ. Paris 1, CESSP) – Les élites à l’épreuve de la mondialisation

18h00-19h00 : Morten Reitmayer (Univ. Trier) – Towards a Conceptual History of Elites

Présidence de séance : Fabienne Pavis (Univ. de Nantes, CENS)

Deuxième Journée – Mardi 28 juin 2016

9h00-12H30 Session 3 – Élites et État

9h00-10h00 : Christophe Jaffrelot (CNRS, CERI) – Les élites politiques vues sous l’angle de la caste
10h-11h00 : Monique de Saint-Martin (EHESS, IRIS) – Noblesse, Aristocratie, Élites
11h00-11h30 : Pause

11h30-12h30 : Pierre Birnbaum (Univ. Paris 1) – De l’Élite à l’État

Présidence de séance : Maïa Drouard (Univ. Picardie, CURAPP-ESS)

Pause déjeuner

14h00-17h30 Session 4 – Actualités de la notion d’élite(s)

14h00-15h00 : Johs Hjellbrekke and Olav Korsnes (Univ. of Bergen) – Les femmes dans le champ de pouvoir
15h00-16h00 : Hervé Joly (CNRS, TRIANGLE) – A-t-on besoin des élites pour parler des patrons ?
16h00-16h30 : Pause
16h30-17h30 : Sylvain Laurens (EHESS, CESSP) – Sociologie des élites contemporaines  : un état des lieux

Présidence de séance : Marion Rabier (Univ. Haute Alsace, SAGE)


Les deux journées auront lieu en les 27-28 juin prochain et se tiendront à l’amphithéâtre 4 de l’Université Paris-Dauphine. Elles sont ouvertes à toutes et à tous sur simple demande d’inscription par mail à pierre.bataille@unil.ch.

Pour plus de détails, voir la présentation de l’événement sur le site Calenda: http://calenda.org/367557

Journée d’études Raymond Aron: “Penser l’événement. La politique à l’épreuve de l’histoire”, Paris, EHESS, 6 juin 2016

HiSoPo vous informe de la tenue de la journée d’études annuelle Raymond Aron intitulée “Penser l’événement. La politique à l’épreuve de l’histoire” et organisée par le CESPRA et la Société des Amis de Raymond Aron en collaboration avec le CRASSH (Université de Cambridge). L’événement aura lieu le lundi 6 juin prochain à l’EHESS (105 bd Raspail, 75006 Paris) à l’amphithéâtre François-Furet.


PRÉSENTATION

Quelle est la nature de l’événement historique ? Que donne-t-il à penser ? Quelles sont les ressources qui s’offrent à celui qui, loin de se satisfaire de la pensée en retrait, cherche à inscrire sa parole dans l’espace public sans pour autant perdre de vue le privilège de la réflexion rétrospective ? Il s’agit dans cette journée d’étude de penser à partir du geste aronien, celui qui consiste à penser la nature de l’événement, tant au plan transcendantal des conditions de sa compréhension qu’au plan de ses conséquences politiques et sociales.


PROGRAMME


9h00 – Ouverture de la journée d’études par Olivier Remaud, directeur du CESPRA (EHESS)

Introduction par Giulio De Ligio (EHESS-CESPRA)

9h15-10h30 – 1ère table ronde : La nature de l’événement historique

Discutante : Sylvie Mesure (CNRS)

Sophie Marcotte Chénard (Université de Toronto), « La politique du récit historique : Aron et la sagesse tragique de Thucydide »
Hinnerk Bruhns (CNRS), « La signification de la Première Guerre mondiale : Max Weber lu par Raymond Aron »

10h30- 10h45  – Pause-café  (salle 7)

10h45-12h30  – 2e table ronde : La philosophie et l’événement

Discutante : Claude Habib (Université Sorbonne Nouvelle- Paris 3)

James Tussing (University of Notre-Dame), « L’historicisme de Tocqueville »
Carole Widmaier (Université de Franche-Comté), « Face à l’événement : les ressources de l’imagination politique »
Daniel Tanguay (Université d’Ottawa),« Que peut le philosophe politique ? Allers et retours entre Raymond Aron et Alain Renaut”

Pause déjeuner

14h00-15h30 – 3e table ronde : Les « cas éminents » de l’Europe contemporaine

Discutant : Paul Thibaud (ancien directeur d’Esprit)

Jean-Pierre Le Goff  (CNRS-Université Paris 1 Panthéon Sorbonne), « Peut-on encore comprendre mai 68 ? »
Dominique Schnapper  (EHESS-CESPRA)  « La chute du mur de Berlin : succès et effets pervers »

15h30- 15h45  – Pause-café  (salle 7)

15h45-17h30 – 4e table ronde : Penser l’actualité historique

Discutant : Giulio De Ligio (EHESS-CESPRA)

Or Rosenboim (University of Cambridge), « Jugement politique et politique mondiale : Raymond Aron et l’ordre de l’après-guerre »
Hugo Drochon (University of Cambridge), « L’événement et l’élite chez Raymond Aron »
Pierre Manent (EHESS-CESPRA), « Quel drame pour quel procès aujourd’hui ? »

18h00 – Pot de l’amitié (salle 7)


Contacts et organisation

Giulio De Ligio: giulio.deligio@gmail.com

Elisabeth Dutartre-Michaut : dutartre@ehess.fr

Sophie Marcotte Chénard: sophie.marcottechenard@utoronto.ca

 

Journée d’étude: « Faire système des savoirs en sciences sociales : implications théoriques et réflexives d’un dialogue entre Pierre Bourdieu & Andrew Abbott », IEP de Bordeaux, 1er-2 juin 2016

HiSoPo vous informe de la tenue d’une journée d’étude consacrée à une mise en dialogue de la théorie des champs de Pierre Bourdieu et du système des professions d’Andrew Abbott, qui aura lieu à l’IEP de Bordeaux les 1er et 2 juin 2016.


JOURNÉE D’ÉTUDE

Centre Émile Durkheim – axe “Savoirs”
 
« Faire système des savoirs en sciences sociales : implications théoriques et réflexives d’un dialogue entre Pierre Bourdieu & Andrew Abbott »

Salle 238 E, IEP de Bordeaux


PROGRAMME


Mercredi 1er juin

 Discutant : Stanislas Morel (Université de Saint-Étienne).

14h-14h30: Introduction, Julie Patarin-Jossec (Université de Bordeaux).

14h30-15h15: « Travailler la question du rôle au sein d’une institution avec Bourdieu et Abbott : l’exemple du rôle des conseillers d’orientation au sein de l’École (1959-1991) », Paul Lehner (Université Paris Ouest Nanterre – La Défense).

Pause

15h30-16h15: « Le mouvement contraire. Révolutionner les juridictions ou la production de l’ordre par zones d’incertitude », Olivier Alexandre (Stanford University/labex Icca).

16h15-17h: « Que peut apporter l’hybridation du champ et de la juridiction à une sociologie de la croyance dans le désintéressement ? Une tentative de réponse contextualisée à partir de l’exemple des membres du Conseil d’État sous la troisième République », Charles Bosvieux-Onyekwelu (UVSQ).

Jeudi 2 juin

Discutant : Arnaud Saint-Martin (CNRS/UVSQ)

9h15-10h: « Penser les reconfigurations du pouvoir étatique et médical par les marges avec Abbott et Bourdieu : les dynamiques professionnelles autour de la pratique de la médecine chinoise en France », Fanny Parent (Sciences Po Toulouse).

10h-10h45: « Un compromis pragmatique ? La complémentarité de la théorie du champ et de la théorie des divisions fractales dans l’étude de la structure du champ criminologique états-unien », Julien Larregue, (Université Aix-Marseille).

Pause

11h-11h45: « Conscience de groupe et porte parole : quand un groupe professionnel devient un acteur collectif », Carine Ollivier, (Université de Rennes 2).

11h45-12h30: « Structure et Procès : comment faire travailler ensemble Bourdieu et Abbott », Jean-Louis Fabiani (EHESS).

Colloque “Paternalism, Liberalism, Socialism (France and Britain, 19th Century)”, Maison française d’Oxford, 3-4 juin 2016

HiSoPo vous informe de la tenue du colloque “Paternalism, Liberalism, Socialism (France and Britain, 19th Century)” organisé par Michael Drolet (Oxford), Ludovic Frobert (CNRS/MFO) et Christophe Salvat (CNRS/TRIANGLE). L’événement scientifique aura lieu les 3-4 juin 2016 à la Maison française d’Oxford.



PROGRAMME DU COLLOQUE


Friday 3rd June

13h30. Welcome

14h-15h30. Chair Tim Farrant (Oxford)

Andrew Counter (Oxford), Patriarcalorama: Balzac entre paternalisme et libéralisme 

Ludovic Frobert (CNRS), La grande transformation: Paternalisme et socialisme chez George Sand 

16h-18h. Chair Gareth Stedman Jones (Queen Mary, London)

Richard Whatmore (St. Andrews), The failure of the French Revolution and Early Nineteenth-Century Liberalism: A paternalist response? 

Alexandra Hyard (Lille), Thierry Demals (Lille), Michel Bellet (St-Etienne), Industrialisme capacitaire vs paternalisme industriel chez Saint-Simon 

Michael Drolet (Oxford), Manufacturing Consent: Capacity vs Democracy in the work of Michel Chevalier

Saturday 4th June

9h30-11h. Chair Pietro Corsi (Oxford)

David Leopold (Oxford), Robert Owen’s ‘Socialism from Above’ 

Thomas Bouchet (Dijon), ‘A bas les pères’.  Joseph Dejacque, liberté, antiautoritarisme 

11h30-13h. Chair Joanna Innes (Oxford)

Tom Hopkins (Cambridge), Industry, Morality and Charles Dunoyer 

Nicolas Eyguesier (Lausanne), Inégalité, industrialisme et théorie de la constitution sous la Monarchie de Juillet: Les Etudes sur les sciences sociales de Sismondi 

14h30-16h. Chair Mark Philp (Warwick)

Anna Plassart (Open University), Religious Progress as Social Control: James Mill’s Plan for a State Religion 

Christophe Salvat (CNRS), Mill and Paternalism: A Great Misunderstanding

16h15. Discussions et clôture du colloque


 

Pour plus de détails sur le programme, la localisation de l’événement et l’enregistrement au colloque, rendez-vous sur la page dédiée sur le site de la Maison française d’Oxford.